Histoire du chapelet

Le chapelet est un objet, constitué d’une cordelette ou d’une petite chaîne, sur laquelle sont disposées des billes (appelées aussi perles) dans un ordre bien précis. Une croix figure également parmi l’agencement de l’objet. Mais plus qu’un objet, le chapelet est une prière (faisant appel à l’objet du même nom) nous permettant d’honorer la Vierge Marie, Mère de Dieu. La prière du chapelet nous aide, par l’intercession de Marie, à ouvrir notre cœur aux divins mystères de Jésus-Christ, Fils de Dieu. Ainsi faisons-nous une expérience incroyable : celle de la présence de Dieu dans notre vie. Mais commençons pas le début. Le chapelet, quelle est son histoire, son origine?

Origine du mot chapelet

Le mot chapelet tire son origine d’un vieux mot français, chapel, qui signifiait chapeau. Lors de certaines fêtes ou de certaines célébrations importantes, ou encore dans le cadre de certains protocoles, certaines coutumes voulaient que l’on se coiffe d’un chapeau de fleurs tressées les unes aux autres, comme une couronne. Certaines représentations picturales nous montrent des jeunes filles coiffées de la sorte; des statuts, surtout celles de Marie, se verront également être coiffées de ces couronnes de fleurs. Il s’agissait de roses, la rose étant une fleur parfumée et aux couleurs vives.

Du chapel au chapelet

Il faut remonter au XIIe siècle, pour retrouver les premières traces tangibles du chapelet. Dans la plupart des monastères cisterciens, les frères convers prenaient l’habitude de réciter des Notre-Père pendant que les frères moines, eux, chantaient les psaumes (psalmodie). Ils utilisaient pour cela la corde autour de leur taille, corde sur lesquelles certains y faisaient des nœuds, afin de suivre le défilé de leur prière. Cet ensemble prit le nom de patenotre. Or au même moment, en occident, se développa rapidement et dans une proportion importante la dévotion à la Sainte-Vierge (cette dévotion a toujours existé, mais elle prit de l’ampleur à compté de cette date). Si bien que des frères convers remplacèrent les Notre-Père par des Ave Maria (Je vous salue Marie). «L’objet» venait donc de naître. Mais pourquoi prit-il le nom de chapelet?

Le chapelet, une histoire liée à saint Dominique

Source : wikipedia

Au XIVe siècle, comme mentionné plus haut, on aimait à disposer des couronnes de roses sur les statuts de la Vierge, à l’image des jeunes filles de l »époque. Or, au XIIIe siècle, les dominicains commencèrent la diffusion du Psautier de la Vierge, un des ancêtres du chapelet que les dominicains affectionnaient beaucoup, composé de 150 Ave Maria (en référence aux 150 psaumes de la Bible, d’où son nom : Psautier de la Vierge). La tradition nous dit que Saint Dominique, fondateur des dominicains, aurait reçu, de la Sainte Vierge, le chapelet dans sa forme que nous lui connaissons aujourd’hui. Ainsi, le Psautier de la Vierge prit le nom de chapelet, en l’honneur des couronnes de roses offertes à Marie, les roses ayant été remplacées par des perles de bois. Prier le chapelet, c’est comme offrir une rose à la Vierge pour chaque Ave Maria.

Du chapelet au rosaire

La prière du chapelet ne saurait être complète sans y inclure la méditation de la vie du Christ. Ce fut chose faite au XVe siècle, Alain de la Roche, dominicain. Alain de la Roche prêchait dans les régions actuelles du Nord de la France et des Flandres. Entré au contact de monastères chartreux, il découvrit les clausules de Dominique le chartreux ( qui, en son temps, conseilla à un de ses novices de prier quotidiennement 50 Ave Maria tout en méditant la vie du Christ). Les clausules étaient en premier lieu au nombre de 50, puis elle augmentèrent à 150; enfin, Dominique les réduisit à 15. Alain reprit la formule, qui donna lieu à la naissance du rosaire (du latin rosarium, ou champ de roses). Le rosaire a donc une origine très modeste : il provient du désir d’un moine chartreux, dans une petite vallée de Lorraine en France, de voir son disciple se rapprocher davantage du Christ. Le mot rosaire est employé, pour sa signification et son lien évidents avec le chapel de roses dont on avait l’habitude de faire usage en décorant les statuts de Marie. Le rosaire est relié aux 15 clausules (ou mystères), le chapelet à la prière de 5 d’entre eux. Prier un Ave Maria, c’est offrir une rose; 10 Ave Maria lui forment un bouquet; 50 Ave Maria lui tressent une couronne de roses.

Le rosaire, une prière qui n’a d’autre but que le Christ lui-même

Source : wikipedia

Au XXe siècle, Saint Jean-Paul II incita tout le peuple chrétien à plonger dans les grâces de la prière du chapelet, à travers sa lettre encyclique Rosarium Virginis Mariae. Il nous rappelle que la prière du rosaire a un caractère profondément christologique (Jésus-Christ en est le centre), et que le prier est un bien utile pour l’Église tout entière; « Sans la méditation de l’Évangile, la prière du rosaire n’a pas de sens. » À cette occasion, Saint Jean-Paul II donne à l’Église une quatrième série de mystères : les mystères lumineux. Ceux-ci viennent rejoindre les autres mystères existants : joyeux, douloureux et glorieux.

 

 

 

Une chose est claire : si la répétition de l’Ave Maria s’adresse directement à Marie, en définitive, avec elle et par elle, c’est à Jésus que s’adresse l’acte d’amour. La répétition se nourrit du désir d’être toujours plus pleinement conformé au Christ, c’est là le vrai « programme » de la vie chrétienne. […] Le Rosaire nous aide à grandir dans cette conformation jusqu’à parvenir à la sainteté. Que la relation au Christ puisse profiter également du soutien d’une méthode ne doit pas étonner. Dieu se communique à l’homme en respectant la façon d’être de notre nature et ses rythmes vitaux.

Rosarium Virginis Mariae, Saint Jean-Paul II, 16 octobre 2002.


Sources

https://w2.vatican.va/content/john-paul-ii/fr/apost_letters/2002/documents/hf_jp-ii_apl_20021016_rosarium-virginis-mariae.html

http://www.chapellenotredamedelamedaillemiraculeuse.com/rosaire/histoire-du-rosaire/

https://fr.wikipedia.org/wiki/Histoire_du_Rosaire

http://www.siercklesbains.fr/circuits/la-spirituelle/la-chapelle-de-marienfloss-2.html

 

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